Brico Cash, le format discount du bricolage

L’enseigne appartient aux Mousquetaires (Intermarché), qui misent à fond sur elle. Un nombre de références limité, des volumes et des prix bas, le tout dans un magasin-entrepôt de proximité : Brico Cash reprend avec succès les codes du discount.

De retour en France en 2004, après avoir lancé Bricomarché au Portugal, Guillaume Buquet et sa femme ont tenu un Bricomarché à Argentan, dans l’Orne, pendant onze ans. Ils ont ensuite jeté leur dévolu sur la toute dernière-née des Mousquetaires, Brico Cash. Créée en 2011, bien après son concurrent direct, Brico Dépôt, le concept discount de Castorama, l’enseigne déploie toutes les armes du discount : un nombre restreint de références (12 000), des volumes qui tournent (quatre à cinq fois par an), des prix au cordeau et une présentation reprenant les codes d’un entrepôt. « On voyait que Brico Cash se lançait. Du coup, nous avons repris le Bricomarché d’Avranches et l’avons transformé en Brico Cash », raconte Guillaume Buquet. Ouvert en avril 2016, leur magasin-entrepôt de bricolage, le seul de sa zone de chalandise, attire les artisans (10 % de sa clientèle), mais pas seulement.

« Nous nous adressons aux gros bricoleurs qui ont des projets ambitieux, précise Guillaume Buquet. D’ailleurs, tous nos conseillers sont des professionnels, souvent issus du négoce. » Rayon peintures par exemple, c’est un ancien artisan qui prodigue ses conseils, et à la plomberie un « vrai » plombier. Il faut être capable de répondre aux petits comme aux gros chantiers. Avec un nombre limité de références – trois fois moins que dans un Bricomarché qui en compte 35 000 à 45 000 –, les volumes tournent beaucoup plus. « Notre stock tourne quatre à cinq fois dans l’année quand, dans un Bricomarché, c’est deux à trois fois », poursuit l’adhérent, qui tient ­aussi le rôle d’administrateur pour l’équipement de la maison au sein d’ITM, la holding coiffant Intermarché et Bricomarché.

La sélection des références reflète le profil des consommateurs de Brico Cash, fins bricoleurs. L’électricité, avec 12 % du chiffre d’affaires, pèse lourd dans le secteur du bricolage, qui représente la moitié des ventes d’un Brico Cash. Le reste se répartit entre le gros œuvre (25 %), la déco (20 %) et l’aménagement extérieur (entre 5 et 10 %). Marques d’entrée de gamme et grands noms reconnus des experts, comme Facom, se partagent les linéaires. En têtes de gondoles, les « arrivages », des produits à prix cassés, renouvelés toutes les deux à trois semaines, font venir les clients de loin.

À la différence de son grand frère Bricomarché, qui en compte plus d’une dizaine, Brico Cash n’a pas de marques propres. Ou plus exactement pas encore. Car l’enseigne travaille à la mise en place de ses propres produits, sur l’outillage et la peinture. Arrivée prévue en magasins au cours de ce premier semestre. Le Groupement a déjà le savoir-faire. Dans l’une de ses usines, Les Manufactures du château, dans l’Eure-et-Loir, il fabrique 14,5 millions de produits de quincaillerie par an. Une fois Brico Cash bien établi, il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton du développement. Six ouvertures ont été signées pour 2018. Les Mousquetaires tablent sur 70 magasins d’ici à 2020.

https://www.lsa-conso.fr 

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